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Procrastination : le vrai problème n’est pas le manque de volonté

  • Photo du rédacteur: Roselise MESSE OVONO
    Roselise MESSE OVONO
  • 17 janv.
  • 3 min de lecture

Vous savez ce que vous devriez faire mais vous ne le faites pas. Le CV à mettre à jour, la candidature à envoyer, la décision à prendre, le projet à lancer. Les jours passent, puis les semaines. La culpabilité s’installe.


La procrastination n’est pas forcément un manque de volonté mais un signal à ne pas négliger.


En tant que consultante carrière, je rencontre quotidiennement des personnes bloqués par la surcharge mentale, peur et manque de clarté.


La procrastination : un mécanisme de protection


Contrairement aux idées reçues, procrastiner est souvent une stratégie inconsciente de protection.

On procrastine quand :

  • l’enjeu est trop important

  • la peur de se tromper est forte

  • le coût émotionnel de l’action semble élevé

Le cerveau choisit alors l’évitement plutôt que l’inconfort.


Et parfois, plus un sujet compte, plus on a tendance à le repousser.


Pourquoi la procrastination est si fréquente dans les projets professionnels ?


  • Trop d’options, pas assez de décisions

Changer de poste, évoluer, se reconvertir : les possibilités sont nombreuses.

Sans cadre, cela crée :

  • confusion

  • paralysie décisionnelle

  • peur de faire le mauvais choix

Et au final, on ne choisit pas.


  • La peur de perdre plus que la peur d’échouer

Dans un projet professionnel, agir signifie souvent :

  • renoncer à une sécurité

  • sortir d’une identité connue

  • accepter l’incertitude

Le statu quo, même inconfortable, paraît alors plus rassurant.


  • Le perfectionnisme déguisé

Attendre “le bon moment”, “le bon niveau”, “la bonne idée” est souvent une forme de perfectionnisme.

Derrière, il y a cette croyance limitante : Si je ne fais pas parfaitement, je risque d’échouer.


  • Le manque de clarté

On ne peut pas avancer quand :

  • l’objectif est flou

  • les étapes sont trop grandes

  • le chemin n’est pas lisible

Le cerveau déteste l’incertitude. Il bloque.


Pourquoi la motivation ne suffit pas


Beaucoup cherchent à “se motiver”. Mais la motivation est instable.

Elle ne tient pas face à la peur.

Ce qui débloque vraiment :

  • la clarté

  • la structure

  • la sécurité psychologique

On n’avance pas toujours parce qu’on est motivé. On alimente notre motivation parce qu’on avance.


Comment sortir de la procrastination durablement


  • Clarifier avant d’agir

Avant toute action, il faut répondre à une question simple :Où est-ce que je veux aller, concrètement ?

Pas dans 10 ans. Dans les 3 à 6 prochains mois.


  • Transformer l’objectif en plan d’action réaliste

Un bon plan d’action est :

  • progressif

  • découpé en petites étapes

  • compatible avec la réalité (temps, énergie, contraintes)

Un plan trop ambitieux entretient la procrastination.


  • Sécuriser la prise de décision

Ce qui bloque n’est pas l’action, mais la décision.

Être accompagné permet de :

  • sortir de la rumination

  • tester sans se mettre en danger

  • avancer sans tout remettre en question à chaque étape


  • Travailler sur les freins invisibles

Peurs, croyances limitantes, syndrome de l’imposteur :tant qu’ils ne sont pas identifiés, ils sabotent toute tentative de passage à l’action.

La procrastination disparaît quand on comprend ce qu’elle protège.


Pourquoi l’accompagnement change tout


Seul, on tourne en boucle. Avec un cadre, on avance.

Un accompagnement carrière permet de :

  • mettre des mots sur les blocages

  • construire un projet sécurisé

  • passer à l’action plus sereinement

  • retrouver confiance et élan


Procrastiner n’est pas échouer, c’est un message à écouter


La procrastination est un indicateur à prendre en compte.

Elle vous dit :

  • que quelque chose compte vraiment

  • que vous avez besoin de clarté

  • que vous êtes à un point de bascule


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